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De l’amiante naturel dans une église romane


Cet article a été publié sur : https://demoldiag.fr/amiante-naturel-dans-une-eglise-romane/

De l’amiante naturel découvert dans une église romane

Amiante naturel : Les repérages amiante avant travaux nous conduisent régulièrement à découvrir la présence d’amiante dans des configurations inattendues.

Cette fois ci, l’opérateur de repérage amiante du réseau DEMOLDIAG a découvert de l’amiante naturel sur les éléments de façade d’une église plus précisément sur des chapiteaux du portail (voir photo ci-dessous).

L’église Romane dont il est question est la Collégiale Saint-Pierre du Dorat est située dans la ville du Dorat, en Haute-Vienne à environ de 80 km au sud-est de Poitiers. La construction de cet édifice a débuté au 12ème siècle.

De l’amiante pour les composants de la construction, mais aussi ailleurs !

C’est ainsi que la curiosité de notre opérateur de repérage a permis de découvrir que de nombreux éléments décoratifs, accessoires également fabriqués et taillés dans cette roche de serpentine sont présents dans de nombreuses églises situées dans cette région.

 

Source : © Monuments historiques | Facebook – @SerpentineLimousin

 

Une ressource de matière première (roches amiantifères) à proximité

Tout s’explique dès lors que l’on effectue des recherches sur le site du BRGM qui permet de visualiser la présence de gisements de serpentinites à quelques kilomètres seulement de cette église. C’est en toute logique qu’au 12ème siècle que les bâtisseurs allaient à cette époque rechercher les matières premières nécessaires à la construction à proximité immédiate de leur chantier. De plus, des chantiers industriels ont exploité ces roches pour produire, notamment des matériaux d’empierrement des routes.

Des affleurements de Serpentinite sont présent dans la Haute Vienne :
Les principaux affleurements rocheux contenant de l’amiante sont localisés dans le Sud de la Haute Vienne, dans la direction est-ouest.
Les plus importants sont : La lande des Pierres du Mas (25 ha, La Porcherie), la lande de la Villedieu (36 ha, Magnac-Bourg), la lande de la Ribière (12 ha, Château-Chervix), la lande de la Flotte et du Cluzeau (124 ha, Château-Chervix et Meuzac) et la lande de Saint Laurent (63 ha, La Roche-l’Abeille), soit au total 260 ha de landes serpentinicoles. Ces affleurements sont les reliques d’un plancher océanique qui a disparu lors de l’édification de la Chaîne Hercynienne, il y a de cela, environ 350 millions d’années.

La serpentinite (basique) se distingue des granits (acides) qui les entourent par la végétation qu’elle abrite. Des ajoncs rabougris et une végétation très peu développée mais très spécifique, contrastent très curieusement avec le reste du paysage fait de forêts et de prairies très vertes au printemps. Par exemple, la notholène de Marantha qui est une petite fougère méditerranéenne des chaos rocheux, a été identifiée en Limousin uniquement sur les affleurements de serpentinite. (Source : Adarsonval.fr – Pierre Perot)

 


Source : https://infoterre.brgm.fr

Source : https://infoterre.brgm.fr

 


Église Ladignac-le-Long (© ladignac-le-long.fr)

Nos recherches nous ont permis d’identifier plusieurs églises dans le département de la Vienne qui comportent également des chapiteaux en roche de serpentine. C’est le cas par exemple à l’église de Ladignac-le-Long.


Église San Michele de Murato (© Kalysteo.com)

Ce principe d’utiliser les ressources de matières premières disponibles à proximité est également mis en évidence pour l’église de San Michèle de Murato située en Corse édifiée non loin des gisements de la fameuse mine de Canari d’où était extrait de l’amiante de type Chrysotile.

 

 

L’analyse laboratoire : une recherche d’amiante naturel !

L’analyse laboratoire commandée auprès du laboratoire ITGA de Rennes (extrait ci-dessous) a été réalisée dans la cadre de la recherche d’amiante naturel et non pas une recherche d’amiante délibérément ajouté tel que cela est généralement pratiqué pour analyser les matériaux ou produits prélevés dans les immeubles bâtis.

Cette analyse a permis de confirmer la présence d’amiante de type Chrysotile dans le prélèvement réalisé sur un des chapiteaux présents sur le portail de l’église.

 

 

Conclusion

Les échanges avec les donneurs d’ordre, la réflexion sur les systèmes constructifs et la curiosité, sont très utiles pour mener à bien les missions de repérages amiante avant travaux.

A cela, on peut aussi ajouter une réflexion permettant la prise en compte de la présence d’amiante à l’état naturel dans des affleurements rocheux situés à proximité qui peuvent être un indicateur de la présence d’amiante incorporé à la construction (notamment dans les édifices anciens), dans les voiries ou rencontré lors des opérations de terrassement.

 


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Publié le : 20 Juin 2022

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